Lorsque l’on découvre une plante ou un animal inhabituel, notre premier réflexe est souvent de vouloir l’observer ou même l’aider. Pourtant, certaines espèces venues d’ailleurs peuvent bouleverser les équilibres naturels. Ces espèces exotiques envahissantes (EEE), introduites par l’homme, volontairement ou non, peuvent se développer rapidement et nuire aux espèces locales, aux habitats naturels et parfois aux activités ou à la santé humaine.
Qu'est-ce qu'une espèce exotique envahissante ?
On parle d’espèce exotique envahissante lorsqu’une plante, un animal ou un micro-organisme est introduit hors de son aire d’origine et qu’il s’y propage au détriment de la biodiversité locale.
Elles peuvent concurrencer les espèces locales pour la nourriture, la lumière ou l’espace, voire modifier profondément les écosystèmes. Leur expansion rapide est aujourd’hui l’une des principales causes de perte de biodiversité dans le monde.
Quelques exemples présents sur le territoire
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Flore aquatique : Jussie, Myriophylle du Brésil, Crassule de Helms.
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Flore terrestre : Renouée du Japon, Griffes-de-sorcière, Baccharis, Herbe de la Pampa.
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Faune : Ragondin, Écrevisse de Louisiane, Tortue de Floride, Frelon asiatique.
Les bons reflexes
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Ne pas arracher ni manipuler sans certitude : certaines espèces protégées ressemblent à des invasives.
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Ne pas relâcher dans la nature d’animaux de compagnie, poissons d’aquarium ou plantes ornementales.
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Signaler toute espèce suspecte (plante ou animal inhabituel) à la mairie, au Conservatoire Botanique Sud-Atlantique ou via la plateforme INPN Espèces.
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Privilégier les espèces locales dans les jardins et les aménagements.
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Participer à la veille citoyenne : photographier et localiser les observations contribue à la surveillance du territoire.
En savoir plus
Rendez-vous sur le site de l’Office Français de la Biodiversité.