Située au cœur d’Anglet, la plaine du Maharin a connu de nombreux usages au fil du temps.
Dès le Moyen Âge, elle abritait un petit port fluvial – le port de Gala – qui permettait d’acheminer les marchandises entre l’Adour et l’Océan. Jusqu’au milieu du XXᵉ siècle, le site a ensuite accueilli des cultures maraîchères, de l’élevage bovin et même des cressonnières, dont quelques vestiges subsistent encore aujourd’hui.
À partir des années 1980, l’abandon progressif des activités agricoles et l’urbanisation des alentours ont favorisé le retour naturel de la végétation, donnant naissance à des boisements spontanés.
Souvent inondée, la plaine a ensuite fait l’objet d’un projet d’aménagement majeur entre 2014 et 2016, visant à réduire les risques d’inondation tout en créant un espace public naturel et convivial. Ces aménagements, récompensés à deux reprises en 2018, ont permis d’associer restauration écologique et accueil du public.
Le projet initial d’écoquartier a finalement évolué pour laisser place à une plaine récréative et multigénérationnelle, agrémentée de jeux, promenades et jardins familiaux.
Le parc du Maharin a été pensé pour un usage quotidien et convivial par tous les habitants.
Il propose de nombreux espaces de jeux pour les enfants, des bibliothèques partagées, ainsi que des tables de pique-nique en bois pour profiter du cadre naturel. La propreté est assurée grâce à des poubelles classiques et de tri disposées tout au long du site.
Des plateformes en bois, situées principalement à proximité des barrages, permettent d’organiser des animations pédagogiques ou d’accueillir des groupes pour des activités ponctuelles.
Enfin, plusieurs placettes aménagées peuvent accueillir environ 40 personnes, offrant des espaces conviviaux pour se retrouver, se détendre ou participer à des événements communautaires.
Véritable oasis naturelle au cœur de la ville, le Maharin se distingue par la richesse de ses milieux humides et la diversité des espèces qu’il abrite.
Classé en zone naturelle (N) dans le Plan Local d’Urbanisme d’Anglet, le site est reconnu comme un réservoir de biodiversité d’importance locale dans les documents d’aménagement du territoire. Le ruisseau du Maharin, qui serpente au cœur de la plaine, fait partie de la trame bleue, un réseau écologique essentiel reliant les milieux aquatiques entre eux. Autrefois canalisé, le ruisseau a retrouvé un cours plus naturel grâce aux travaux de restauration menés entre 2014 et 2016 : il a été reméandré, des zones tourbeuses réaménagées, et des bassins écrêteurs de crues ont été créés pour renforcer le rôle du site dans la régulation des eaux.
Sur ses 7 hectares, le Maharin compte 17 types d’habitats naturels, dont 10 zones humides. Parmi eux, les aulnaies (forêts d’aulnes) sont particulièrement remarquables.
Cette mosaïque d’habitats accueille une faune variée :
51 espèces d’oiseaux, dont certaines protégées,
15 mammifères, dont 7 espèces de chauves-souris,
5 espèces d’amphibiens et 2 de reptiles protégées,
8 espèces de poissons,
ainsi qu’une dizaine d’espèces d’odonates (libellules) et plus de 20 insectes recensés.
Parmi les espèces emblématiques, on trouve notamment l’agrion de Mercure, petite libellule rare et protégée, témoin de la bonne qualité écologique du ruisseau.
Les efforts de gestion menés par la Ville visent à préserver les milieux humides, améliorer la naturalité du cours d’eau et favoriser la présence des chauves-souris et amphibiens tout au long de l’année.
Le parc du Maharin est facilement accessible grâce à plusieurs parkings. Le plus grand, situé près de l’EHPAD (allée du Val Fleuri), est le plus pratique pour les visiteurs. Un autre parking est disponible sur la partie nord du parc, le long de l’avenue des Pyrénées.
Les accès piétons et cyclistes sont bien aménagés, avec deux racks à vélos et une signalétique claire pour se repérer facilement sur l’ensemble du site.
Les principaux sentiers sont accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR), mais certains passages restent plus difficiles, notamment près des barrages, où le sol en graviers peut devenir boueux après la pluie.